Le ski de fond est l’une des activités physiques les plus bénéfiques qui soient pour le cœur et la santé en général. Mais comme toute discipline d’endurance intensive, elle nécessite quelques précautions simples, surtout passé la quarantaine. Voici l’essentiel à savoir pour pratiquer en toute sérénité.
1. Le ski de fond, c’est (vraiment) bon pour le cœur
Avec l’âge, le système cardio-vasculaire subit des transformations défavorables. Rigidification progressive des parois artérielles, diminution de la capacité du cœur à bien se remplir (perte de compliance). C’est normal mais l’exercice physique régulier ralentit considérablement ce vieillissement.
Les études le confirment : 4 à 5 séances de 30 minutes par semaine suffisent pour obtenir des bénéfices cardiovasculaires significatifs. Le ski de fond, qui sollicite à la fois les bras, les jambes et le tronc, est particulièrement efficace.
Bonne nouvelle pour nos athlètes fondeurs s’entrainant à haute intensité depuis de nombreuses années : c’est effet est dose-dépendant !
2. Quelques risques à connaître
Malgré tout, les maladies du cœur touchent aussi les sportifs. La principale cause d’accident cardiaque chez l’athlète master, c’est l’atteinte des artères coronaires (celles qui irriguent et nourrissent le cœur). Cette maladie évolue en silence pendant plusieurs années sans aucun symptôme apparent.
Dès 2006, le club des cardiologues du sport alertait la communauté médicale et sportive : « chaque année en France, 1 300 morts subites et 1500 infarctus du myocarde non mortels surviennent pendant ou au décours de l’effort ».
20 ans plus tard, ces chiffres ne diminuent pas. Le dépistage reste difficile, la population vieillie et les vétérans sont de plus en plus nombreux à pratiquer un sport d’endurance à haute intensité.
Le ski de fond, c’est encore plus exigeant que d’autres sports…
Deux facteurs propres à notre discipline augmentent la charge sur le cœur :

3. Faites le point sur vos facteurs de risque
Certaines situations favorisent les maladies des artères du cœur. Consulter au moins une fois par an votre médecin traitant
Après 35 ans (hommes) et 45 ans (femmes), une visite cardiologique avec ECG et échographie cardiaque est recommandée pour les sportifs. Le test d’effort est peu contributif pour dépister la maladie coronarienne encore silencieuse. Votre cardiologue peut aussi proposer un scanner pour visualiser vos artères coronaires.
Les principaux facteurs de risque cardiovasculaires à dépister
- Tabagisme (même ancien)
- Hypertension artérielle (tension ≥ 135/85 mmHg chez vous à domicile)
- Diabète ou glycémie élevée
- Cholestérol trop élevé (LDL cholestérol)
- Obésité (IMC > 30)
- Antécédents familiaux : infarctus, mort subite ou AVC chez un parent proche avant 50 ans chez les hommes et 60 ans chez les femmes
- Pour les femmes : ménopause précoce et endométriose
- Malade inflammatoire rhumatismale (polyarthrite rhumatoïde …)
- Sédentarité (position assise ou allongée plus de 7h par jour – travail de bureau / canapé / transport …)
4. Les bonnes habitudes du skieur master
Le Club des Cardiologues du Sport a édité 10 règles simples validées par l’Académie de Médecine et le Comité Olympique et Sportif Français.

5. Formez-vous aux gestes qui sauvent (session PSC1 – 2 heures)

6. Devenez citoyen Sauveteur avec SAUV Life
Lorsque les secours reçoivent un appel pour arrêt cardiaque, ils envoient les secours les plus proches. Ces secours peuvent être les pompiers ou le SAMU.
Les secours peuvent déclencher de citoyens sauveteurs SAUV Life pour renforcer la chaîne de secours. Ces citoyens sont des volontaires qui ont reçu une formation de premiers secours. Ils sont géolocalisés et peuvent être appelés à intervenir en cas d’arrêt cardiaque.
En résumé
Skiez longtemps, skiez heureux — mais faites-le en connaissance de cause. Un suivi médical régulier, l’écoute de votre corps et quelques précautions simples suffisent à réduire considérablement les risques. Le ski de fond reste, avec ces garde-fous, l’une des disciplines les plus sûres et les plus bénéfiques pour votre cœur — jusqu’au bout !
France CADI, juin 2026
